La fin de l'été est la meilleure partie de l'année. Le fond de l'air est frette et je cherche le soleil parce qu'il est juste bon, parce qu'il se pose dans le fond de ma tête et réchauffe ma vie de haut en bas. Ma relation particulière avec l'automne ne date pas d'hier. J'avais déjà fait l'éloge de l'automne sur "monvoisinsecrosse.com''. L'automne coup de pied au cul. L'automne du retour à l'école, l'automne qui est noir de bonne heure, l'automne qui donne envie d'aller au cinéma, de boire des drinks au baileys ou au ginger ale, qui donne envie de tricoter, lire, apprendre sur tous les sujets, faire de la bouffe dans une marmite, aller dans un chalet avec des amis, écrire, écrire. Écrire n'importe quoi, n'importe comment, avec des figures de style qui existent même pas. Écrire le bonheur d'être en vie, là, maintenant.
C'est inexplicable. C'est fort comme l'amour et ça revient à chaque année, d'aussi loin que je me rappelle. Au fond, je ne suis pas réellement plus active que d'habitude. Mais c'est à l'intérieur. Je me remets à vivre émotivement, intellectuellement. Anyway.
Le vent qui entre par la fenêtre est frais et doux. Je vais aller
me planter en plein dedans, sur la terrasse du Club Social. Il reste encore un peu de soleil, je vais aller lire Le monde selon Garp, en anglais. ''Tiens ma chérie, j'ai glissé un peu de Bailey's dans ton café''. Merci Rosalie (la fille au comptoir), tout le monde trouve que t'as l'air bête, moi je sais que t'es gentille.
Mon livre est bon. Parfois je me laisse déconcentrer. Mes yeux tombent dans le flou, j'écoute les conversations des habitués de la place. On se voit à tous les jours, on se parle de temps en temps. Il est vraiment social, le Club Social. En tout cas, même assise seule dans mon coin de la terrasse, je ne me sens pas solitaire.
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J'ai eu un cours de biologie animale aujourd'hui. C'est dur à expliquer, mais quand on me parle d'animaux ou de plantes, d'évolution ou d'adaptation, ya comme des vibrations qui se créent dans mon ventre et dans mon cerveau. Weird. Mon orienteur devait avoir raison.

Le flou du Club Social